jeudi 8 août 2013

Présent continu et impermanence..

Envie de vous partager un fonctionnement que j'observe très souvent et que je vis aussi,bien sûr.

Cette notion subtile encore liée aux pouvoir des mots que nous employons tous les jours sans nous en rendre compte, mais que l'on peut facilement mettre en lumière pour s'en amuser en conscience.

Comment on se définit en tant qu'individu par des actes et des choix passés en utilisant le présent continu, tout spécialement avec les verbes être et avoir.
Il y a un moment présent où nous vivons une expérience, qui nous amène à un choix et quel qu'il soit il est parfait à cet instant-là .Cependant, il me semble que se définir par rapport à qui l'on a été ou ce que l'on a posé comme acte à un moment donné ne peut que nous couper du vivant.

Je vis la vie comme un flux en mouvement, un jeu avec un suspens grandiose où tout circule.
Dès lors que nous nous définissons en quelque chose de statique, nous nous coupons de ce flux .
On s'accroche à un arrêt sur image, on s'arrête à une situation, à une facette de nous qui n'est plus.
Cette identification  peut créer de la souffrance ou un inconfort.

Et c'est là que pour moi, intervient la confiance, la véritable confiance.
Celle de se laisser guider instant après instant, par cet être que nous sommes et que nous découvrons à chaque instant, à chaque choix.
Mais aussi et surtout la confiance en ce flux dans lequel nous baignons tous et auquel nous participons à chaque instant présent, où nous choisissons qui nous vivons et comment nous osons l'exprimer .

Je vous invite à un petit jeu, à essayer, pour voir cette auto-hypnose du présent continu lorsqu'il est utilisé pour se définir..par exemple, j'ai du mal à ..ou je suis quelqu'un de.. ou je n'arrive pas à....etc
à juste poser ces autres petits mots: jusqu'à maintenant ou pour l'instant ou peut-être juste utilisé le temps adéquat.
Et voir si cela n'ouvre pas un espace plus large, plus souple, plus vivant.
Et si cela amenait à reprendre en conscience son véritable pouvoir de créateur dans cette expérimentation, à laisser plus de place à la légereté..
Et si des petits changements aussi simples en apparence nous permettaient de reconnecter cette part de nous qui sait qu'elle ne sait pas :) , l'émerveillement de l'innocence, de s'autoriser à se tromper.

Je crois aussi que s'autoriser à se tromper est une formidable clef qui permet finalement d'être plus facilement à l'écoute de l'élan qui se manifeste, de vivre la légereté et d'oser ce qui est juste sur l'instant
.Et si on se trompe, finalement  c'est pas grave :) on apprend et ça nous amène toujours quelque part!
Parce que finalement, la joie et la légereté ne sont-elles pas la preuve que nous sommes vivants et pleinement là dans cet instant inconnu ?

Nous sommes impermanence et ne faisons que passer dans cette individualité, alors pourquoi ne pas en jouir vraiment, jouer, aimer, apprendre et désapprendre avec ces autres individualités que nous avons la joie et la chance de rencontrer .

                                       Je vous souhaite une belle journée, joyeuse et légère

                                        Le lutin qui est en moi, salue le lutin qui est en vous...