dimanche 14 septembre 2014

Vibrer ce qui est, ce qui se vit .

Nous sommes en permanence traversés de pensées, d'émotions et d'histoires que nous nous racontons, que nous en soyons conscient ou non .
Nous croyons aux histoires tant que nous y sommes identifiés, acteur s'identifiant à son rôle, les vivant pleinement .
Tant que l'on ne les voie pas, que l'on ne les a pas observées .
Les identifications qui nous traversent sont les plus prenantes, on se raconte que l'on est le rôle que l'on joue et c'est saisissant, ça nous anime, nous fait vibrer, rire, pleurer, être heureux, malheureux, on se sent responsable ..
On joue le jeu de la vie qui nous traverse depuis un point de vue, une expérience unique et changeante, en création permanente .
On joue à chercher, à trouver, à se demander et à répondre .
C'est un jeu palpitant, extra-ordinaire .

Du moins, lorsque l'on vit une belle histoire .

Lorsque ce qui se vit est la souffrance, regarder et observer tout ce que l'on se raconte et croit, permet de libérer ces tensions .
 Beaucoup de souffrances commencent par "j'aurai du " ou "j'aurai pu " ou "si" ,
toutes ces suppositions, fuite de ce qui est, création d'un conflit intérieur, du refus de  l'instant vécu .
L'une des croyances qui est associée, est que l'on aurait pu faire autrement .
C'est cette croyance qui fait souffrir, bien plus que la situation elle-même .
Il me semble évident, que par rapport à ce qui est vécu par la personnalité, à un moment donné et à ce qu'elle y expérimente et y voit, elle agit par rapport à ce qui se vit en elle . Point .
C'est l'idée de l'impuissance bien souvent qui gêne, qui frustre .
Par exemple, lorsque l'on accueille pleinement le fait que l'on est impuissant de changer le passé, on observe que cela se détend, parce que finalement on accepte et on revient à maintenant . A cet éternel instant d'expérimentation auquel on peut s'ouvrir pleinement, en étant présent .
De mon point de vue, toute souffrance naît de la non-acceptation de ce qui est, de ce qui se vit, et du conflit interne qui en découle .
Refuser la peur, la colère, le chagrin .. observer que c'est par rapport à l'idée que l'on s'en fait, que l'on le refuse . "Je ne devrais pas parce que ..." et l'on se juge durement par rapport à l'idée de ce que l'on devrait être mais qui n'existe tout simplement pas en cet instant .
Je vous invite à observer la prochaine fois qu'une peur ou une colère monte en vous, sans la juger, juste l'observer et voir les sensations qui se vivent dans le corps, voir les pensées qui viennent, que vous pouvez croire ou non ..y voir une expression du vivant qui vibre en vous . "Paradoxalement" lorsque l'on écoute et observe ce qui se vit sans rentrer en conflit, ça lâche, ça n'a plus besoin d'atteindre des sommets .
La colère ou la peur, se vit et se transforme d'elle-même .
Ce que j'exprime ici n'est pas de se laisser aller à faire n'importe quoi, parce que si vous êtes vraiment à l'écoute de ce qui se vit, vous revenez à cet espace de la vie qui prend soin d'elle-même .

Je vais revenir à une notion qui revient souvent en accompagnement, parce qu'elle fait partie intégrante de la création de l'identification douloureuse .
L'importance d'observer l'auto-conditionnement ou auto-hypnose, que l'on pratique en utilisant le présent continu : "je suis", "je fais" ... En exprimant cela, on finit par s'identifier à un fonctionnement, une habitude, et l'on croit que l'on est cela et que cela ne changera pas . Ce que l'on dit n'est pas anodin, on l'écoute et c'est repris par le mental qui compose le portrait de ce que l'on croit être et qui fonctionne comme si c'était important de se définir .
 Remplacer "je suis" par souvent, ou jusqu'à maintenant, ou parfois, ouvre bien des possibilités par désidentification .

Comme d'habitude, c'est à expérimenter et à vivre et non pas à croire...
Sourire .

Le vivant nous traverse, nous traversons le vivant .
Cela vibre à travers nous, ses expressions uniques, que nous sommes en tant que personnalités, qu'individus expérimentant, rêvant notre vie selon les histoires que l'on croit .. ou pas ..

Belle journée vivante à vous .